Les Knicks prêts à rebondir après un départ horrible :
Les Knicks de New York ont raté la porte d'entrée, démarrant misérablement par un 2-7, avec visiblement aucun échappatoire à leur série de 6 défaites consécutives. Et même si la ville entière, relayée par les médias du pays entier, s'acharnent sur les newyorkais et Isiah Thomas en particulier, croire les Knicks finis serait une erreur.En regardant leur 9 premiers matchs de la saison comme le verre à moitié plein, vous noterez qu'ils ont quand même souffert de distractions assez perturbantes en dehors du terrain, mais aussi des joueurs majeurs manquant des matchs cruciaux. Ils ont aussi été affublés d'un des plus dur calendrier de ce début de saison.
Presque la moitié de leurs matchs se sont faits en "back to back" (enchaîner un match le lendemain d'une rencontre), et beaucoup d'entre eux étaient des road-trip en côte ouest comme les Suns de Phoenix, les Clippers de L.A, et les Nuggets de Denver. Les Knicks n'ont joué que 3 matchs contre des équipes avec un record sous la barre des 50% (1-2), perdant 2 d'entre eux sans leur meilleur scoreur et rebondeur, Zach Randolph, resté à son domicile en famille, suite au décès de sa grand-mère.
En plus de manquer de la production de leur aillier fort, ils ont du aussi faire sans l'apport de Stephon Marbury, Quentin Ridchardson, Jared Jeffries, Renaldo Balkman et Mardy Collins pour plusieurs raisons en ce début de saison et seulement 3 de leurs 10 premiers matchs étaient contre des équipes de la conférence Est.
Après la débâcle hyper médiatique la semaine dernière qui a vue le meneur Stephon Marbury quitter l'équipe et retourner à New York, j'ai décidé de rencontrer les Knicks à Los Angeles et d'en savoir plus sur cette équipe. L'esprit et l'humeur qui régnaient dans les vestiaires du club ne fût pas ce à quoi je m'attendais. Starbury et Isiah Thomas parlaient entre eux comme si rien ne s'étaient passé. Les 2 meneurs égocentriques s'échangeant des high five, en attendant avec impatience le début du match contre les surprenant Clippers.
"Quelque soit ce qui s'est passé, c'est du passé. On passe à autre chose." m'explique Zeke.
Quelques joueurs des Knicks n'ont pas vu d'un bon oeil le pardon trop rapide de Thomas, en se demandant quelle organisation pouvait permettre à Marbury de retourner sur le terrain un jour après son altercation avec le coach, qui aurait du le faire patienter jusqu'à ce que l'équipe revienne à New York. Je n'ai pas arrêté d'entendre de la part des joueurs comme des arbitres comment cette histoire était bizarre et injuste que Marbury puisse réintégrer l'équipe si facilement.Après une défaite au buzzer contre les Clippers, les Knicks entament un autre voyage en : "2jours, 2 matchs" à Sacramento et Denver. Ils ont perdu le premier match en double prolongation sans Zach Rabdolph face aux Kings de Ron Artest, de retour à l'Arco Arena, et enchaînent une sévère défaite le lendemain contre les Denver Nuggets au Pepsi Center.
Malgré ces quelques défaites décevantes et frustrantes, l'équipe reste fidèle en marchant derrière leur coach. "On croit en Isiah" exprime le bondissant Nate Robinson de retour à New York. Ses sentiments confirment que malgré les nombreuses rumeurs à propos de la fragilité du poste de Zeke, ses joueurs sont toujours derrière lui, prêts à revenir à la maison et relever le défi. Avec comme adversaire les Warriors de Golden State mardi soir, les Knicks réalisent qu'ils doivent impérativement gagner ce match pour reprendre confiance. Plus important encore, sachant que ce match inaugure leur troisième match back-to-back, en attendant le départ pour Detroit et les Pistons mercredi dernier.
Pour les Knicks, se préparer à remonter la division Atlantique sera une mission très difficile, où il faudra prendre les matchs un par un. Leur calendrier devrait devenir plus profitable et ils pourraient alors reprendre une certaine confiance et un niveau compétitif. 10 de leur prochains 15 matchs se joueront contre des équipes sous la barre des 50% de victoires et seulement 5 de ces matchs seront à l'extérieur. C'est le moment d'agir pour les newyorkais, qui ont grandement besoin de faire bonne figure s'ils veulent sauver le job d'Isiah Thomas. Ils ont le talent et la volonté de se battre dans une conférence Est affaiblie, mais ils ont aussi besoin de cesser les dommages causés en dehors du terrain, de retrouver un jeu collectif, d'être soudé comme une équipe, à la manière qu'ils ont eu l'an passé après la bagarre au Madison Square Garden.Jason M. Williams pour RealGM.com









